Élie Rouby — Wikipédia

Élie Rouby
Fonctions
Président du conseil général de la Corrèze

(24 ans)
Successeur Jacques Chirac
Conseiller général du canton de Lapleau

(49 ans)
Prédécesseur Hippolyte Rouby
Successeur Charles Clair
Maire de Lapleau

(49 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lapleau (Corrèze)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décès Tulle (Corrèze)
Parti politique Parti républicain, radical et radical-socialiste, puis SFIO

Élie Rouby, né le à Lapleau en Corrèze et décédé le à Tulle en Corrèze, est un résistant et un homme politique français.

Il est le fils d'Hippolyte Rouby, maire et conseiller général de Lapleau, député puis sénateur de la Corrèze. Entrepreneur dans l'industrie, il est maire et conseiller général (Parti républicain, radical et radical-socialiste) de Lapleau, sa commune natale, de 1921 à 1940.

Engagé volontaire dans l’Infanterie en 1914, il demande son affectation à l’Armée de l’air en 1916, et reçoit une formation de pilote, il est affecté à l’Escadrille BR 127, du G.B.5. Sergent-pilote d'escadrille (une citation à l’ordre de l’escadre BR 127 numéro 35 signée Vuillemin, commandant l’escadre, et une citation 11925 « D » à l’ordre de l’Armée du 25 novembre 1918 signée maréchal Pétain, avec attribution de la croix de guerre 1914-1918 avec palme), il finira en 1918 sous-lieutenant. Engagé volontaire en 1939, lieutenant en 1940 à la compagnie de l’Air (combat au sol), il obtient une citation à l’ordre de la division aérienne avec étoile d’argent pour les officiers, signée général Vuillemin, commandant en chef des Forces aériennes. Il entre dès 1940 dans la Résistance française. Sous l'Occupation, il recueille des personnes recherchées par le régime de Vichy. Notamment, il va chercher en camionnette à Neuvic d’Ussel en Corrèze, Henri Queuille, futur président du Conseil, qu’il cachera chez lui à Limoges au 30 rue Montalembert, et dans sa propriété de La Châteline à Bussière-Galant (Haute-Vienne), avant son exfiltration pour Londres, ainsi que le Sénateur (et futur ministre) Robert Lacoste en Dordogne. Une fois les Périgord et Limousin libérés, Élie Rouby se déplace avec ses hommes du Corps Franc «Gambetta» sur le front de l’Atlantique pour continuer le combat contre l’armée allemande, et participe alors à de nombreuses opérations particulièrement dangereuses de commandos dans le secteur de La Cayenne, presqu’île d’Arvert, et aux combats en vue de la Libération dans le secteur de Marennes-Oléron. Alors qu’il est dans l’eau des marais de Marennes jusqu’à la ceinture, il saute sur une mine qui le blesse grièvement. N’étant pas abandonné par ses soldats, il est rapatrié à l’arrière du front Atlantique à l’hôpital de Saintes, où il sera amputé des deux jambes. Le général de Gaulle le nommera compagnon de la Libération et lui remettra lui-même sur son lit d’hôpital à Saintes, la croix de l’ordre de la Libération. Pour ses actions militaires en 1944 et 1945,le capitaine Élie Rouby se verra décerné : une citation à l’ordre du Bataillon le 27 octobre 1944 signée commandant Roland, commandant le 11ème bataillon des FFI, une citation à l’ordre de la Brigade en janvier 1945 signée colonel Monnet, une citation à l’ordre de la Division (ordre général numéro 45 signé général de corps d’armée de Larminat), une citation à l’ordre du Corps d’Armée, et une citation à l’ordre de l’Armée (le contenu de ses citations sont disponibles à la chancellerie de l’ordre de la Libération à Paris, ou aux archives militaires de l’Armée de terre pour les périodes 1914-1916 et 1944-1945, ou aux archives de l’Armée de l’air, pour la période 1917-1918, et 1939-1940).

À la Libération, il retrouve ses mandats, cette fois sous l'étiquette SFIO. Il devient également président du conseil général de la Corrèze de 1946 à 1970.

Décorations

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Références

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  1. « Elie ROUBY », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le )

Lien externe

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