Kshanti — Wikipédia

Kshanti (skt. IAST : kṣānti) ou khanti (pali), traduit en tibétain par zopa tibétain : བཟོད་པ་, Wylie : bzod pa, a été traduit par « patience », « tolérance » ou « pardon »[1]. Elle est une des pratiques de perfection ou « vertus transcendantes » (Skt./Pali: paramita) dans les écoles du Bouddhisme Theravada et Mahayana.

Kshanti est la pratique de l'exercice de la patience envers des comportements ou des situations qui ne le requerraient pas nécessairement — cela est vu comme un choix conscient de pratiquer activement la patience comme une offrande, plutôt que de se trouver dans un état d'oppression dans lequel l'on se sent obligé d'agir de la sorte.

Sources canoniques

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Des exemples dans le canon pāli identifient l’utilisation de la patience en réponse aux agressions exercées par autrui, qu’il s’agisse de colère, de tromperie, de torture et même d’assauts fatals.


Versets du Dhammapada

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Khanti est le premier mot du Ovada-Patimokkha Gatha (Pāli pour "les versets d'exhortation du Patimokkha"), également trouvé dans le Dhammapada, verset 184:

Savoir tout supporter patiemment:

et maintenir le cap sur la Libération:

Telles sont les vertus suprêmes selon les Êtres éveillés.

Qui blesse son prochain

n’est pas un vrai renonçant.

Qui maltraite son prochain,

n’est pas un vrai moine[2].
Khantī paramaṃ tapo tītikkhā

Nibbānaṃ paramaṃ

vadanti buddhā,

Na hi pabbajito

parūpaghātī

Samaṇo hoti

paraṃ viheṭhayanto[3]

Ailleurs, dans le Dhammapada, on trouve khanti au verset 399:

Il supporte sans colère
Insultes, mauvais traitements, emprisonnement.
Son armée est sa force ;
sa force est l’endurance :
En lui je reconnais
le saint[4].

Notes et références

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  1. Rhys Davids & Stede (1921-25), p. 232, entry for khanti.
  2. Le Dhammapada, Traduction par Jeanne Schut Note that, while the versification used here is that used by Thanissaro, this English translation does not line up exactly in terms of word order with the parallel Pāli text; thus, the breaks in the Pāli text here are inserted more for visual consonance with Thanissaro's versification than to provide a word-for-word translation of the same line of English.
  3. La version en Pali provient de Ovāda-Pāṭimokkha Gāthā dans Dhammayut Order in the United States of America (1994). (Valthuis characters replaced with Romanized Pāli diacrits.)
  4. Le Dhammapada, Traduction par Jeanne Schut

Lien externe

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  • Bodhi, Bhikkhu (trans.) (2000). The Connected Discourses of the Buddha: A Translation of the Saṃyutta Nikāya. Somerville, MA: Wisdom Publications. (ISBN 0-86171-331-1).