Lucien Wahl — Wikipédia

Lucien Wahl (Belfort, - Néris-les-Bains, [1]) est un journaliste, critique de cinéma français.

Lucien Wahl est considéré comme un des premiers à avoir estimé nécessaire, dans un article de Le Petit Bleu[note 1] de 1911 [note 2], la création d'une critique cinématographique à l'instar de la critique dramatique[4].

Il a collaboré à : L’Information[note 3], Le Journal des débats, L’Intransigeant, Le Quotidien, L’Œuvre, Le Populaire, La Connaissance, La Renaissance politique, littéraire, artistique, Le Molière, Les Chroniques du jour, Cinémagazine, Pour vous[5], Mon film[6].

Il a été un membre actif du Club français du cinéma[note 4],[8].

  • « Souvenirs d’un critique “intraitable” », L’Écran français, au , n° 19 à 24
  • « La Comédie-Française et le cinéma », Pour vous,
  • « La grande sévérité de Georges Duhamel », Pour vous, n° 80, , p. 2
  • « Le Valentin de G. Duhamel, Charlot et le cinéma », Pour vous, n° 170, , p. 2
  • « L’amputation des films », Cinémagazine, Pour vous, n° 13, , p. 396-397
  • André Bazin à propos de Lucien Wahl : « [...] il faut rendre ici hommage à ceux qui, comme Lucien Wahl ou Léon Moussinac furent entre quelques autres, les pionniers de la critique indépendante. Leur compétence alliée à une vertu exemplaire a fait beaucoup pour nous permettre de trouver aujourd’hui tout naturel qu’un critique ne soit pas acheté. », « Misère, servitude et grandeur de la critique de films », Revue internationale du cinéma, n° 2, , p. 20

Bibliographie

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  • Richard Abel (en), French Film Theory and Criticism: 1907-1929, Princeton University Press, 1993, p. 195-199 lire sur Google Livres
  • François Albera, « L'objet de la critique (1908-1916) », 1895, revue d'histoire du cinéma, no 30,‎ , p. 3-21
  • Pascal Manuel Heu, « Émile Vuillermoz et la naissance de la critique de cinéma en France », 1895, revue d'histoire du cinéma, no 24,‎ , p. 54-75
  • Pascal Manuel Heu, « WAHL Lucien (1874-1967) », François Albera et Jean A. Gili (dir.), 1895. Revue de l’association française de recherche sur l’histoire du cinéma, n° 33, « Dictionnaire du cinéma français des années vingt », , p. 408-410

Notes et références

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  1. Le Petit Bleu, journal parisien d’informations générales, modeste par le tirage mais influent dans les milieux politiques et financiers[2].
  2. Article reproduit dans Cinéa, n° 50, 1922, p. 12-13[3].
  3. Journal spécialisé dans les affaires économiques et notamment boursières, où il inaugura l’une des premières chroniques cinématographiques indépendantes en juillet 1920.
  4. Le Club français du cinéma est fondé en 1923 par Léon Moussinac « pour la défense, le développement et le progrès de l'art cinématographique »[7].

Références

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  1. Relevé généalogique sur Filae
  2. « Lucien Wahl », 1895, n° 33, 2001
  3. « Ah ! pourquoi la presse n'a-t-elle pas encore inauguré la critique des cinématographes ? Il devrait y avoir des premières de films, comme il en est de revues et de pantomimes, des aristarques analyseraient, discuteraient, soupèseraient, ils distribueraient des couronnes aux interprètes. », Pascal Manuel Heu, « Emile Vuillermoz et la naissance de la critique de cinéma en France », 1895, revue d'histoire du cinéma, n° 24, 1998, p. 57
  4. Albera.
  5. « Lucien Wahl », 1895, revue d'histoire du cinéma, n° 33, 2001
  6. JLuc GAIGNEPAIN, « MON FILM », sur revues-de-cinema.net via Wikiwix (consulté le ).
  7. Vincent Pinel, Introduction au ciné-club : Histoire, théorie et pratique du ciné-club en France, FeniXX
  8. Christophe Gauthier, La passion du cinéma: cinéphiles, ciné-clubs et salles spécialisées à Paris de 1920 à 1929, École nationale des chartes, 1999, p. 109 lire sur Google Livres

Liens externes

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